Dolores Cannon a laissé une empreinte indélébile dans le monde de l’exploration de la conscience et de la régression. Sa méthode d’hypnose visait à atteindre un état de somnambulisme absolu*, le niveau le plus profond de la transe, là où réside la mémoire de l’âme.
Cependant, son héritage souffre aujourd’hui d’une grave distorsion. Face à la rigueur de son travail, on assiste à la prolifération de soi-disant « enquêteurs » qui se contentent d’une approche totalement superficielle, vidant cette pratique de sa substance et de sa véritable puissance.
Qu’est-ce que cette hypnose de surface pratiquée par ces pseudo-praticiens ? C’est une démarche guidée par l’ego, où la vitesse et le spectacle prime sur la profondeur. Ces individus utilisent des inductions rapides, laissant le sujet dans un simple état de relaxation, un état alpha léger où l’imagination consciente est encore très active.
Pire, ils posent des questions fermées ou orientées. Au lieu d’écouter, ils dirigent. Si le sujet hésite, ils suggèrent des scénarios, interprétant chaque métaphore à la va-vite. Pour ces « enquêteurs », il s’agit souvent de produire un récit sensationnel, une « vie antérieure » stéréotypée destinée à flatter leur public sur les réseaux sociaux ou à valider leurs propres théories, sans aucune vérification de l’état de conscience du patient.
L’approche de Dolores Cannon était à l’exact opposé de ce spectacle de cirque. Elle comprenait que l’esprit conscient est un gardien farouche et que l’imagination est le plus grand ennemi de la vraie transe. Pour le contourner, elle pratiquait une induction lente, répétitive, presque soporifique, qui pouvait durer jusqu’à une heure.
L’objectif n’était pas d’obtenir des images floues que le sujet pourrait inventer, mais d’observer des changements physiologiques indéniables : le ralentissement de la respiration, les mouvements oculaires rapides (REM) sous les paupières closes, et surtout, un changement radical dans le timbre de la voix du sujet.
Dans cet état de somnambulisme, la source d’information qui s’exprime n’est plus le moi éphémère, mais une entité profonde, objective et détachée des émotions humaines. Cannon savait se taire. Elle posait une question simple (« Que se passe-t-il maintenant ? ») et laissait le temps au sujet de décrire la scène avec une précision clinique, sans jamais influencer le récit, sans jamais projeter ses propres croyances.
La différence fondamentale entre ces deux écoles réside dans la notion de véracité et de guérison. L’approche superficielle génère des fantasmes éveillés. Elle est dangereuse car elle crée de faux souvenirs, conduire les gens vers des illusions et discrédite l’ensemble de la discipline aux yeux des sceptiques. À l’inverse, le travail en hypnose profonde tel que le pratiquait Cannon produit des résultats vérifiables et une libération immédiate.
Les détails historiques obscurs (noms, dates, coutumes) peuvent être confirmés par des archives. Surtout, les traumatismes originels sont revécus avec une détachement absolu, permettant au corps de relâcher des pathologies physiques ou des phobies sévères en une seule session.
Réduire l’hypnose profonde de Dolores Cannon à des séances de relaxation new-age ou à des jeux de rôle mystiques est une insulte à des décennies de recherches méticuleuses. Les soi-disant « enquêteurs » de surface s’égarent parce qu’ils cherchent à prouver qu’ils savent, alors que la véritable profondeur exige l’humilité absolue de celui qui accepte de ne rien savoir.
L’hypnose n’est pas un spectacle pour flatter l’ego du praticien ; c’est un outil d’une exigence redoutable qui demande de s’effacer complètement pour laisser la vérité de l’âme enfin s’exprimer.
*Lors de ces séances, votre énergie-source se concentre exclusivement sur votre être en incarnation actuelle pour lui permettre de guérir ou d’évoluer etc. Les renseignements qu’elle délivre peuvent parfois être en rapport avec des vies antérieures qui seraient à l’origine du trouble rencontré. Il est alors possible, de fil en aiguille, de la questionner au sujet d’autres éléments vous concernant mais toujours selon son consentement et votre intérêt.
Cependant, restez prudent même vis à vis de ces personnes réputées « certifiées » QHHT et faites toujours preuve de discernement, surtout si vous lisez ou entendez « vérités ou réalités alternatives » ! L’hypnose régressive (profonde) peut être d’un précieux secours en fonction du praticien, pour de nombreuses pathologies physiques ou non. Prenez le plus grand soin pour choisir celui auquel vous ferez appel le cas échéant et soyez circonspect à propos de toutes ces nouvelles appellations de « techniques hypnotiques » qui ont fleuri ces dernières années. Certains vous veulent du bien, d’autres, juste votre argent… FDS
Pour info, certains « praticiens » ou groupements d’enquêteurs affichent ce genre de mise en garde :
IMPORTANT: Les informations récoltées en hypnose régressive* sont « subjectives » elles ne doivent pas être considérées comme des vérités. Il est important de garder à l’esprit le caractère expérimental de nos enquêtes. Merci de faire preuve de discernement.
*Comprenez qu’il s’agit ici de leur méthode d’« hypnose régressive » à des années lumière de ce que pratiquait Dolores Cannon qui totalisait plus de 40 années d’expériences…